NOUVEL HUMANISME OU NOUVEAU CAPITALISME DU HAUT PROFIT MONDIALISE ?

07/06/2017 12:06

 

Si la question de l’homme est fondamentale pour la philosophie et la philosophie politique, pour le monde du "capitalisme financiarisé mondialisé " l'être humain n'est qu'un élément de la chaîne qui doit produire toujours plus de richesse.

Comment devons-nous penser l’humanité de demain ? L’homme comme individu doit-il revoir son rapport à l’humanité ? L’homme est-il encore doué de générosité, de solidarité et du sentiment de fraternité ? 

L’humanité serait-elle relative à nos désirs ? Avons-nous le « désir de raison » comme « désir pour l’humanité » de nous élever vers un idéal, un humanisme à construire, telle une tâche à accomplir ? Avons-nous un devoir d’humanisme pour l’humanité ? L’homme sait-il où il va et surtout où il veut aller ? 

Absence d’éthique, absence de valeur puisque «  il n’y a plus rien que le rien, en tous cas rien qui vaille, rien qui mérite d’être aimé ou défendu : tout se vaut et ne vaut rien » dit André Comte-Sponville dans son dictionnaire de la philosophie. Le terrain est donc libre de « tout », du tout pour le tout. La dictature prend alors racine dans la peur et l’ignorance en imposant progressivement une ligne dogmatique qui ne peut jamais être remise en cause. La discussion n’est plus possible dès son arrivée au pouvoir, «  tout est faux, tout est permis » dit Nietzsche. Certains cherchent le « surhomme » pendant que d’autres misent tous leurs espoirs sur l’humanité. Les premiers ne savent plus aimer alors que les autres rêvent d’amour comme désir d’amour universel pour l’humanité. Il est facile de haïr et plus difficile d’aimer. Il est facile de « dresser » des hommes à combattre les autres, comme on dresse des chiens à l’attaque pour conquérir le pouvoir ou le garder le plus longtemps possible. Il est plus difficile d’étudier, de comprendre et de transmettre. Il est plus difficile de s’interroger et de « se comprendre », de partir à la recherche de ce que l’on ne connait pas encore de soi-même. Aussi, l’homme qui se connait un peu mieux pourra peut-être aussi apprendre à mieux appréhender et apprécier les autres. Je veux citer Socrate qui, selon Hegel était un « vrai philosophe » en ayant appliqué pour lui-même sa doctrine plutôt que de l’écrire. Avant de chercher une explication cohérente du réel dans la société, il faudrait peut-être commencer par chercher une explication cohérente de soi.

Selon moi, le dogmatisme de " l'économisme total " n’a aucune « existence » puisqu’il reste fermé à tous dialogues, toutes réflexions, toutes évolutions. Il y a une incapacité à l’évolution, une forme de sclérose qui empêche toute progression positive.

A moyen ou à long terme, nous savons que la sclérose provoque un blocage des systèmes, à l’image de la sclérose en plaque qui paralyse l’être humain selon une progression particulièrement handicapante. Le dogme « est » mais « n’existe pas » puisqu’il n’a aucune capacité à se projeter. Il « est » comme l’eau stagnante « est », c’est-à-dire que le dogme a l’odeur de l’eau croupie. C’est l’exigence d’éthique pour l’humanité qui stimule le travail de réflexion et tient en éveil le désir de raison. Chez l'homme habité par le désir du haut profit financier, l'ethique est remplacée par les cotations en bourses.

L’intérêt particulier pour le dogme mondialiste empêche toute politique de la raison car il s’inscrit dans une démarche exclusive et financière. Et c’est bien là son erreur et même sa faille qui le pousseront tôt ou tard vers l’obligatoire constatation de l’échec de sa doctrine de la puissance de l'argent, car c’est lui qui n’a pas d’existence véritable, comme j’ai déjà tenté de l’expliquer. Le  mondialiste est donc « aveugle » et « sourd », il est coupé des  réflexions dont il ignore même les arguments profonds qui démontrent l’étroitesse de ses positions.  Il se situe davantage dans une logique autoritaire.   

Désir de fraternité et d'humanisme face à la seule logique d'amasser des richesses. Politique de la raison et de l'entendement face à la raison des centres boursiers internationaux.

L’humaniste a plus que jamais un grand travail de pédagogie à réaliser s’il veut que son idéal de paix, de solidarité, de justice devienne la réalité de demain. Son éthique et son existence politique sont les outils dont il dispose pour construire un nouveau modèle de société.

 

Jean-Yves METAYER-ROBBES

Docteur Honoris Causa en philosophie
 

 

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