LE PASSAGE DU RÉEL AU DEVENIR

22/06/2016 17:45

Si le sens de la vie, notre vie, ne préexiste pas à la vie selon Jean-Paul Sartre, et même si aucune forme de détermination comme « parcours obligé préétabli » puisse être considérée comme une démarche propice à l’élargissement du champs de conscience du sujet relative à l’activation du désir de raison et de recherche du « juste » en toutes choses, l’inconscient de tout être humain serait selon Carl Gustav Jung dépositaire d’une forme d’héritages contenant des éléments transculturels et transhistoriques. 

Le devenir du sujet dépendrait de ce qu’il parvient à créer, à mettre en mouvement ; le sens du mouvement ne préexisterait pas, il s’agirait de le composer, de l’orienter à partir de ce que nous sentons, connaissons et surtout de ce que nous voulons et pouvons faire. Le vouloir faire, le vouloir construire et le pouvoir agir seraient les moteurs du sens de notre vie permettant de ne pas stagner dans la passivité en se contentant de regarder ce qui « est ». Exister, c’est à la fois vouloir et être capable de se projeter vers sa propre réalisation au sein de l’humanité en partant d’une analyse du réel. L’observation du réel ne doit pas empêcher de tendre vers un idéal, surtout lorsque le réel n’apparait pas satisfaisant. Penser le « devenir » est même une exigence si nous voulons penser « l’être » et son évolution. C’est généralement à partir de l’observation que peut naitre le « désir de faire ». 

 

Ai-je la volonté ? Ai-je la capacité ? 

 

Il est indispensable de se connaitre, de devenir conscient de ses capacités réelles si nous avons l’intention de participer à tel ou tel projet. Si la raison doit précéder l’action, elle ne doit pas pour autant tuer le projet, empêcher la projection sinon l’écran restera toujours noir. Nombreux sont ceux qui regardent passer les nuages dans le ciel, plus rares sont ceux qui veulent et peuvent construire des avions. Nombreux sont ceux qui critiquent les politiques menées par les états, plus rares sont ceux qui veulent et peuvent construire un autre modèle de société. Entre l’observation et l’action, il semble qu’il existe un passage difficile d’accès. Le courage semble manquer autant que la volonté de dire et de faire. Certains préfèrent parler au conditionnel, «  je voudrais bien faire ceci » mais, il y a souvent un « mais ». 

Mais d’où vient ce « mais » ? Le manque de confiance en soi, le doute et la peur , le doute de ses propres capacités, la peur de l’inconnu, la peur de se retrouver tout seul ? La peur de perdre, de tout perdre, de perdre ses acquis ? Les intérêts personnels retiennent l’individu et finissent par l’emporter sur l’intérêt général. Et les mêmes personnes vont continuer à critiquer sans même avoir tenté de « faire » autrement.

Le « devenir » appartiendra à ceux qui « feront », qui auront le courage de proposer et de construire. Les penseurs d’un avenir meilleur pour l’humanité sont souvent considérés comme des utopistes alors que ce sont eux qui donnent le « la » au moment où la cacophonie devient insupportable. C’est lorsque le « réel » sonne faux que nous devons tout faire pour que le « devenir » sonne juste.

 

Jean-Yves METAYER-ROBBES

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